Train à Petite Vitesse (TPV)
Hilario Alvarez
Train à petite vitesse (TPV), Un projet de Catie de Balmann et Frédéric Ollereau, une programmation des artistes : Hilario Alvarez, Renaud Buénerd, Marika Bürhrmann, Sébastien Décluy, Sammy Engrammer, Rob List, Nicolas Simarik et Skall.
Textes, du critique Alexandre Neveu, de la journaliste Camélia Encinas et de l'artiste Hilario Alvarez.
Avec le soutien de l'association AR, du Centre d'art de l'Yonne, METALVOICE, l'Abbaye de Corbigny et la philharmonie de Corbigny
Texte d'Hilario Alvarez en français et en espagnol.
TPV : Le train, la performance et le tissu social d'Hilario Alvarez, artiste d’action coordinateur de l'association culturelle OFICINA DE IDEAS LIBRES (Madrid). Transcription en français par Catie de Balmann pour l'association A-R.
Sans aucun doute, le train continue à être le moyen de transport le plus romantique, pour cela même, le plus artistique. Depuis le légendaire Orient Express avec sa destination exotique Istanbul, en passant par le transsibérien, avec ses villes mythiques d'Irkoutsk et Vladivostok dessinées sur un parcours de 8 jours et 9000 kilomètres, le train trace et tisse nos réseaux. La rencontre de lignes la plus travaillée, que je connaisse, réunit la côte Est et la côte Ouest des États-Unis. Le train donne lieu, tout au long de son histoire, à des œuvres de diverses origines. La nouvelle d’Agatha Christie « Assassinat dans l’Orient Express », au cinéma « Le pont sur la rivière Kwai », qui nous mène aux ponts d’Eiffel qui ne sont pas les moins fameux. Il y a aussi un trajet qui part de la côte française méditerranéenne pour atteindre le sommet des Pyrénées Orientales qui offre un échantillonnage d’architectures de ponts, connus par tous les initiés du monde entier… Le train transporte une responsabilité, il nous a fait édifier toutes sortes de ponts artistiques – sociologiques – géographiques - philosophiques…, en ce moment il est le moyen de transport le plus écologique et le plus social.
A cette antériorité vient s’ajouter une programmation de performances réalisées par l’association A-R. Rappelons quelques précédents très connus du monde l’art de l’action. Dans les années soixante, John Cage et Merce Cunningham font un voyage ferroviaire vers le nord de l’Italie lors de leur premier séjour en Europe. À la même époque en Espagne, un groupe pionnier de l’art de l’action, ZAJ, réalise un autre célèbre voyage en train en partance de Madrid pour un petit village des environs de cette capitale. Mais TPV, qui est l’appellation exacte du programme de performance, soit, Très Petite Vitesse, va plus loin que les artistes précédemment cités. L’association A-R et son programme TPV emmènent l’art de l’action par le train. Le train prépare et lie la population voyageuse pour l’arrimer au tissu social de la Bourgogne. Reprenons le programme pour faire une succincte description des contributions de l’événement du jeudi 28 au samedi 30 septembre 2006.
À Paris, au numéro 189 de la rue Ordener dans le 18ᵉ arrondissement, il y a un ensemble de trois grands édifices, occupés, pour la plupart d’entre eux, par des ateliers d’artistes. Là se trouve le siège de l’Association A-R. Cet ensemble de bâtiments est accessible par un magnifique hall d’entrée de 20 mètres de long sur 10 mètres de large, avec 5 marches sur la partie opposée à la porte d’entrée, qui peuvent parfaitement servir de gradins pour le public. Ceci fût le lieu choisi pour commencer le programme d’action TPV, le jeudi 28 septembre, à 21 heures. En tête d’affiche, dans Accusé de réception*, en provenance d’Amsterdam, figure, seul, l’artiste Rob List.
« Rob List est performeur et chorégraphe installé en Europe depuis 1985.
Au début des années 80, il participe au théâtre d'avant-garde et à la production de films de Ping Chong et Meredith Monk, tout en continuant sa propre recherche autour de la performance et du théâtre visuel à La Mama et The Kitchen à New York.
Entre 85 et 91, il dirige l'École nationale de théâtre des Pays-Bas à Amsterdam. Il est cofondateur et directeur, entre 87 et 91, de l'Institut de la nouvelle dramaturgie qui présente sous forme d'ateliers des compositions interdisciplinaires entre artistes, architectes, danseurs et réalisateurs de films d'Europe (Est et Ouest).
Depuis 90, Rob continue de développer une recherche autour de la performance solo en créant un langage unique avec des mouvements comme Figure Series (90-94), Double Series (95-99), Still Life Series (96-00), The Follies (00-03) et Oosterpark (01).
En 2002, Rob commence une collaboration avec des jeunes danseurs, artistes et réalisateurs et crée la compagnie OZU pour développer des recherches en rapport avec la pratique actuelle de la performance. Une première œuvre, Feuillée, est présentée en 2003. Puis viendra en hiver 2005 et 2007, la présentation d'une nouvelle pièce, Nescio. »
Pour parler du travail de Rob List, la meilleure référence – ressemblance que je peux faire – est celle avec Albert Einstein. Cela peut paraître exagéré, aussi je m’explique : les deux travaux ont le même sujet : le temps/espace (mouvement/vitesse) , l’énergie et la masse/le corps.
Je ne suis pas d’accord pour faire des descriptions des actions. Je crois que l’art de l’action doit se vivre. Il faut être présent pour participer et saisir l’intensité des performances. Les images, quelles qu'elles soient, ne peuvent pas transcrire l’action. Elles servent uniquement comme document qui prouve que l’action a été réalisée. Pour cela, je ne vais pas raconter ce que Rob List a fait dans le hall du 189 rue Ordener. Je me contenterai de dire que son action consistait à condenser l’énergie, en usant le temps par le ralentissement du mouvement. Une action pleine de signifiants sans aucune signification.
Une proposition d’art d’action qui peut nous renvoyer à la définition classique du David de Michel-Ange comme « la force contenue » ou la plus contemporaine des actions de Seiji Shimoda qui se base sur les concepts zen.
En tout cas c’est une grande projection créée spécialement pour le commencement du programme TPV.
Le jour suivant, vendredi 29 septembre 2006, les participants, accompagnés et coordonnés par Catie de Balmann et Frédéric Ollereau, membres et moteur de l’association A-R , prennent le train à la station Paris gare de Lyon, à destination de Corbigny. Les billets prêts et les espaces réservés dans le train montrent l’application dans le travail d’organisation. A Auxerre, nous changeons de train, de là s’incorporent entre autres d’autres performeurs et un groupe d’écoliers avec son professeur d’art. Nous commençons une nouvelle étape. Celle de l’art relationnel qui nous submerge dans le tissu social.
C’est ainsi qu’à l’arrivée de Corbigny, l’harmonie communale et ses habitants nous accueillent sur le quai et offrent à tous les voyageurs 4 pièces musicales dont « Quel temps fait-il à Paris ? ».
Avant et durant le trajet Auxerre-Corbigny, des actions auront été réalisées : Sébastien Decluy voyage dans une valise sans couvercle et sans fond, quelques étudiants essaient de l’imiter, seulement une d’entre elles arrivera à résister à l’incommodité de la posture. Nicolas Simarik essaie à chaque arrêt de valider son ticket à la machine « composteuse » du quai et remonte dans le train avant que celui-ci ne reparte. C’est un travail avec du suspense et risqué car il peut rater le train au redémarrage, un public à l’intérieur et à l'extérieur du train se crée , les étudiants, bien présents, suivent ses allées et venues et applaudissent à chaque retour. Les appuie-têtes de tous les sièges sont recouverts par les linographies sur tissu de Renaud Buénerd. Elles arborent des icônes – symboles, des contes infantiles de la télévision et des dessins animés. L’intérieur du train s’est transformé ainsi en un lieu différent, coloré et ouvert à d’autres lectures. Marika Bürhmann récite, chante des poèmes,berceuses sur le temps qui passe… avec une tonalité de voix si douce, comme un murmure, pleine de magie et de sensualité.
Hilario Alvarez, bâton de peintre en main, commerce les souvenirs de sa vie, en empruntant l’attitude et le temps d’apparition des solliciteurs habituels des rames de métro. Rob List nous offre à nouveau une nouvelle mise en situation et nous fait vivre les aléas d’un cœur qui bat. Les étudiants ne sortent pas de leurs étonnements. Au fond du dernier wagon apparaît une étrange silhouette d’homme, sa tête et son visage sont recouverts de très longues plumes de faisan chinois. C’est Skall, il se déplace avec des mouvements majestueux et contraint par une vision obstruée, causée par l’amalgame de plumes. Il tâte l’espace avec son corps avec une facture-calligraphie qui nous renvoie à un point indéterminé entre les gravures anthropologiques descriptives de la tribu découverte par les naturalistes et l’esthétique des cabarets actuels. L’art de l’action a déployé son éventail de propositions.
Le voyage en train se termine. Les jeunes étudiants et leur professeur (Atelier Luc Goudot) retournent chez eux dans un microbus. Ils apparaissent ravis et grandis de cette expérience vécue. Peut-être que certains d’entre eux se sont rendu compte que vivre l’art de la performance mérite le détour. Le reste du groupe suit son activité relationnelle. Maintenant, il se mélange à la population locale qui nous amène à l'abbaye de Corbigny, cet édifice est reconverti en un espace culturel. On y trouve des ateliers de musique et de danse, ce lieu reçoit un des plus grands festivals de musique classique, il y a aussi des installations coloristes de Krijn de Koning, l’une d’entre- elle occupe une des grandes salles de l’abbaye, l’autre, labyrinthique, construite de portes, de cloisons, s’agence aux escaliers existants, créant une communication surprenante avec le premier étage et le second. Là, aussi commence la projection des rushs vidéo de tout ce trajet en train que Sammy Engrammer a réalisé en partie Sammy Engrammer. Apparaissent les aliments, les vins… et les tartes de Sylvie Gresle, habitante des environs. Avec cette bonne ambiance qui s’est créée, les conversations détendues surgissent, la place est aux rencontres-échanges.
Marika Bürhmann, qui chantait dans le train, nous demande de nous approcher, elle nous relie mélodieusement avec ses poèmes. Le ton de sa voix est si spécial que l’on perçoit clairement les vibrations qu’elle provoque. La journée a été intense, il se fait tard. Il faut aller dormir. Cet art relationnel que nous avons pratiqué, convertit les habitants locaux en amis qui nous offrent leur maison et leur lit, leur voiture pour le transport, leur café et leur nourriture pour le petit-déjeuner. La performance est passée de l’espace spécialisé de l’art à celui de la vie.
TPV: EL TREN, LA PERFORMANCE Y EL TEJIDO SOCIAL. Texto de Hilario Alvarez, artista de accion y coordinador de OFICINAS DE LAS IDEAS LIBRE.
Sin duda alguna, el tren sigue siendo el medio de transporte más romántico y por eso mismo el más artístico. Desde el legendario Orient Express, con su exótico final en Estambul, pasando por el Transiberiano, con las míticas ciudades de Irkust y Vladivostok y que tarda ocho días en recorrer sus 9.000 kilómetros, hasta el muy trabajoso encuentro de las líneas que unen la costa Este y la Costa Oeste de los Estados Unidos, el tren ha dado lugar, a lo largo de su historia, a obras artísticas de muy distinto signo. Desde la famosa novela de Agatha Cristie “Asesinato en el Orient Express”, al cine de “El puente sobre el Rio Kway”, llegando a los no menos famosos puentes de Eiffel. Hay un pequeño recorrido que va desde la costa francesa del Mediterráneo hasta las cumbres de los Pirineos Orientales que es un muestrario de arquitectura de puentes que los arquitectos de todo el mundo conocen y estudian. Todo ello se lo debemos al tren, que en estos momentos es uno de los más ecológicos y sociales de los medios de transporte.
Lo anterior viene a cuento de una programación de performances realizada por a-r Association. Y es que también en el mundo del arte de acción hay precedentes muy ilustres del uso del tren. Baste recordar el famoso viaje en tren por el norte de Italia que realizaron, allá por los años sesenta del siglo pasado John Cage y Merce Cunningham en su primer estancia en Europa. También en España y también en los años sesenta, el grupo pionero del arte de acción ZAJ, realizó un famoso viaje en tren entre Madrid y un pequeño pueblo de los alrededores. Pero TPV, que es el nombre de este programa de acciones y que son las siglas de “Tres Pettit Vitesse”, vá más allá de lo que han ido los artistas que hemos mencionado. a–r Association y su programa TPV han llevado el arte de acción, por medio de un uso diferente del tren, hasta engarzarlo en el tejido social de una zona de la Borgogna. Pero vayamos por orden y hagamos un relato sucinto de lo acontecido entre el jueves 28 y el sábado 30 de septiembre. En París, en el número 189 de la rue Ordener -distrito XVIII- hay un conjunto de tres grandes edificios, ocupados la mayoría de ellos por estudios de artistas. Ahí se encuentra la sede de a-r Association. El conjunto de edificios tiene un magnífico hall de entrada de unos veinte metros de largo por diez de ancho, con cinco escalones en el lado opuesto a la puerta de entrada, que sirven perfectamente como gradas para el público. Este fue el lugar elegido para dar comienzo al programa de acciones TPV, el jueves, 28 de Septiembre, a las 21 horas. Y como cabecera de la programación y artista invitado desde Holanda, Rob List.
Rob List es intérprete y coreógrafo afincado en Europa desde 1985.
A principios de los años 80, participó en el teatro de vanguardia y en la producción de películas de Ping Chong y Meredith Monk, al tiempo que continuaba su propia investigación en torno a la performance y el teatro visual en La Mama y The Kitchen, en Nueva York. Entre 1985 y 1991, dirigió la Escuela Nacional de Teatro de los Países Bajos en Ámsterdam. Fue cofundador y director, entre 1987 y 1991, del Instituto de Nueva Dramaturgia, que presentaba, en forma de talleres, composiciones interdisciplinares entre artistas, arquitectos, bailarines y directores de cine de Europa (tanto del Este como del Oeste).
Desde 1990, Rob sigue desarrollando una investigación en torno a la performance en solitario, creando un lenguaje único con obras como «Figure Series» (1990-1994), «Double Series» (1995-1999), «Still Life Series» (1996-2000), «The Follies» (2000-2003) y «Oosterpark» (2001).
En 2002, Rob inicia una colaboración con jóvenes bailarines, artistas y directores de cine y crea la compañía OZU para desarrollar investigaciones relacionadas con la práctica actual de la performance. Su primera obra, «Feuillée», se estrena en 2003. Posteriormente, en los inviernos de 2005 y 2007, se estrena una nueva pieza, «Nescio».
Para hablar del trabajo de Rob List el mejor referente que encuentro es Albert Einstein. Puede parecer un poco exagerado pero me explico: ambos trabajan sobre los mismos items. El tiempo/espacio (movimiento/velocidad), la energía y la masa/cuerpo. No soy partidario de describir las acciones. Creo que el Arte de Acción hay que vivirlo. Hay que estar presente y de nada sirven las fotos o los vídeos –excepto como documentos que dan fé de la realización de la acción- para participar de la vivencia intensificada que las performances ofrecen. Por eso mismo no voy a decir lo que hizo Rob List en el Hall del 189 de la rue Ordener. Baste con decir que su acción consiguió condensar la energía usando el tiempo y la intensificación/ralentización del movimiento. Una acción llena de significantes pero sin significado alguno. Una propuesta de arte de acción que puede remitirnos a la definición clásica del David de Miguel Angel como “la fuerza contenida” hasta las muy contemporáneas acciones de Seiji Shimoda, basadas en los conceptos del Zen. Una gran propuesta creada específicamente para dar comienzo al programa TPV.
El día siguiente, viernes 29 de septiembre, los participantes, acompañados y coordinados por Catie de Balmann y Frederic Ollereau, miembros y motores de a-r Association, tomamos el tren en la estación de Lyon, con destino a Corbigny. Los billetes listos y los espacios reservados en el tren dan buena cuenta de la cuidada organización. En Auxerre hacemos transbordo a otro tren, se incorporan nuevos performers y un grupo de escolares al cargo de su profesor de arte. Ha comenzado una nueva etapa. La de un arte relacional que nos sumerge en el tejido social. Por eso, al llegar a Corbigny, una pequeña banda de música local nos recibe en el andén de la estación y nos ofrece, a todos los viajeros, cuatro piezas de su repertorio. Antes, durante el trayecto Auxerre-Corbigny, se han ido realizando las acciones en el tren: Un hombre viaja dentro de una maleta sin tapas ni fondo. Algunos estudiantes tratan de imitar al performer. Sólo una de entre todos ellos conseguirá resistir la incomoda posición hasta el final del trayecto. Otro performer intenta, en cada parada, validar su billete en el control de la estación y regresar al vagón antes de que el tren emprenda la marcha. A veces le da tiempo, a veces no. Es un trabajo de alta tensión por el riesgo de perder el tren y quedarse sólo en la noche que ya ha caído. Los estudiantes siguen sus movimientos y aplauden cada vez que consigue volver al tren a tiempo. Los respaldos de todos los asientos han sido cubiertos con telas en las que aparecen estampados símbolos e iconos de los cuentos infantiles, la televisión y los dibujos animados. El interior del tren se ha convertido así en un lugar diferente, colorista y abierto a nuevas lecturas. Una mujer recita/canta poemas con un tono de voz tan dulce como susurrante, lleno de magia y sensualidad. Un hombre, con batón de pintor, trata de vender los recuerdos de su vida con la actitud de los pedigüeños habituales en los vagones del metro. Rob List nos regala otra de sus impagables acciones. Los estudiantes no salen de su asombro. Al fondo del segundo y último vagón del tren aparece una extraña figura de hombre que cubre su cara y su cabeza con exóticas y larguísimas plumas de ave. Se desplaza con extraños movimientos que nos remiten a un punto indeterminado entre los grabados antropológicos descriptivos de las tribus descubiertas por los primeros naturalistas y el cabaret actual. El arte de acción ha abierto su abanico de propuestas.
El viaje en tren termina. Los jóvenes estudiantes y su profesor vuelven en un microbús a casa. Se les nota ilusionados por la experiencia que acaban de vivir. Tal vez algunos de ellos hayan descubierto que el arte en vivo de la performance merece la pena. El resto del grupo sigue su actividad relacional. Ahora se incorporan los miembros de una asociación local que nos llevan a la Abadía del S. XVIII, reconvertida en Centro Cultural. Allí los Talleres de Música y Danza, allí la instalación colorista ocupa una de las grandes salas de la Abadía, allí una instalación/laberinto de puertas, tabiques y escaleras nos sorprende comunicando la planta baja con la planta superior. Allí comienza la proyección del vídeo que un equipo ha realizado durante todo el trayecto. Después aparecen las viandas, los vinos y las tartas que los miembros de la asociación local han preparado para compartir. Luego, con el buen ambiente que se ha creado, surgen las conversaciones distendidas, los encuentros y los intercambios. La mujer que cantó en el tren nos pide que nos aproximemos y vuelve a cantar/recitar poemas con esa tonalidad de voz tan especial que nos hace percibir claramente las vibraciones del aire que el sonido emitido por su voz provoca. El día ha sido intenso. Se nos ha hecho tarde. Hay que ir a dormir y de nuevo el arte relacional que venimos practicando, convierte a los habitantes locales en amigos que nos ofrecen sus casas y sus lechos, sus coches para el traslado y su café y sus viandas para el desayuno. La performance ha salido del espacio especializado del arte para llegar a la vida.
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