Mon travail se développe aux confins de divers terrains, celui artistique, écorespon- sable et social. Il s’inscrit dans le paysage et s’insère au quotidien où je vis au moment de mes recherches tout en incorporant les personnes qui m’entourent.
Ses enjeux participatifs me permettent d’entrer en relation avec l’autre et ses codes sociaux.
J’investis dans l’humain, ses allers et venues dessinent l’espace qui m’intéresse.
Les personnes sont à la fois des marqueurs libres et des (trans)porteurs de paysages et de cultures (protectrices). Je travaille sur le (re)vêtement, la doublure et sur des motifs contextuels.
L’espace que je souhaite « conquérir » se situe à la frontière de « chez soi » et de l’espace public. Ce qui m’amène à prendre en considération les ouvertures comme la porte, la fenêtre, les réseaux sociaux, le téléphone...
Je prends le parti d’utiliser des choses déjà existantes. Par exemple en (re)dessinant ou en coloriant des bâtiments auxquels je donne la parole. Avec leurs habitant.e.s, j’imagine des extensions et des va-et-vient entre l’intérieur et l’extérieur.
Les annonces et les messages que je lance dans ces perspectives sont des tableaux que j’imagine mobiles comme peuvent l’être ceux des arrivées et départs des gares.
Mes propositions forment des réinitialisations. Elles sont des recyclages de sens et de matières, des formes de doubles, d’inverses, des chemins à rebours. Elles passent parfois par la cocréation d’objets (prétextes) en rapport étroit avec l’habit/abri, la protection et la doublure. Elles s’intéressent aux déplacements, aux décalages, aux glissements et aux passages qui s’opèrent entre le déshabillage et l’habillage, le motif et l’identité, la peau et le paysage, l’intérieur et l’extérieur, le privé (voire l’intime) et l’espace public.
Mi trabajo se desarrolla en la encrucijada de tres ámbitos: el artístico, el ecológico y el social. Se integra en el paisaje, se inserta en la vida cotidiana de los lugares en los que resido durante mis investigaciones e incorpora a las personas que me rodean. Sus aspectos participativos me permiten establecer una relación con el otro y con sus códigos sociales.
Apuesto por lo humano: los idas y venidas hacia el otro perfilan el espacio de encuentro.
Las personas son a la vez marcadores libres y (trans)portadores de paisajes y culturas (protectoras). Trabajo sobre el (re)revestimiento, el forro, los motivos contextuales.
El espacio que deseo «conquistar» se sitúa en la frontera entre el «hogar» y el espacio público, lo que me lleva a cuestionar los umbrales: la puerta, la ventana, las redes sociales…
Opto por utilizar cosas ya existentes: al (re)dibujar o colorear edificios, les doy voz. Junto con sus habitantes, imagino ampliaciones, idas y venidas entre el interior y el exterior.
Los anuncios y mensajes que lanzo desde estas perspectivas son cuadros móviles, a imagen de los de llegadas y salidas en las estaciones.
Mis propuestas constituyen reinicios: reciclajes de significados y materiales, duplicados, inversiones, caminos a contracorriente. A veces pasan por la cocreación de objetos-pretexto, estrechamente relacionados con la vestimenta, el refugio, la protección y el forro. Se centran en los desplazamientos, los desfases, los cambios y las transiciones que se producen entre el desvestirse y el vestirse, el motivo y la identidad, la piel y el paisaje, el interior y el exterior, lo privado - o incluso lo íntimo - y el espacio público.
My work operates at the intersection of three fields: the artistic, the environmentally responsible and the social. It forms part of the landscape, becomes woven into the daily life of the places I inhabit whilst conducting my research, and incorporates the people around me. Its participatory nature allows me to connect with others and with their social codes.
I invest in people: the back-and-forth exchanges with others shape the space for encounter.
People are both free markers and (trans)porters of landscapes and (protective) cultures. I work on (re)cladding, lining and contextual motifs.
The space I wish to ‘conquer’ lies on the boundary between ‘home’ and public space – which leads me to question thresholds: the door, the window, social media…
I choose to use things that already exist: by (re)drawing or colouring in buildings, I give them a voice. Together with their inhabitants, I imagine extensions, back-and-forth movements between the interior and the exterior.
The announcements and messages I send out from these perspectives are moving tableaux, much like those showing arrivals and departures at a railway station.
My proposals constitute resets: the recycling of meaning and materials, duplicates, inversions, paths in reverse. They sometimes involve the co-creation of ‘pretext objects’, closely linked to clothing, shelter, protection and lining. They explore the shifts, displacements, slippages and transitions that occur between undressing and dressing, motif and identity, skin and landscape, interior and exterior, the private – indeed, the intimate – and public space.
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