Robes de voyages, voyages de robes

Yvette Le Gall et Nathalie Travers.

 

BRODEE AU FIL ROUGE

Les voir enfin ! Quel Plaisir de les toucher, de les porter, d’en apprécier la texture, les formes, les couleurs. Prélever, épingler, assembler, coudre, broder;  voyager, échanger, relier sont quelques-uns des gestes et des actions qui constituent la collection Couture de territoires.

La première ROBE à voir le jour est Territoire 1998-2005. Confectionnée à partir d’un assemblage d’étiquettes de vêtements, sa réalisation a été confiée à Hagamainty. Conçus par Catie de Balmann, ces coupons sont « mis en habit » par les stylistes malgaches Angela Rajaonarivo, Juliana Anjavola, Evelyne Fock, Mamy Rajoelisolo, Loa Andriamasomanana et bien d’autres plus tard….

Tout commence par un Dégriffage dans l’espace public en 1998. L’artiste sollicite les passants, prélève les étiquettes de leurs vêtements, les agence à l’envers en patchwork coloré constituant un tissu. Les marques ainsi « retournées » perdent leur fonction première pour devenir des motifs, des parcelles de paysages intimes, affectifs, économiques…Catie de Balmann décide de partir à Madagascar rencontrer des créateurs de mode et les implique dans la création de ses robes. Précipice, Dos, Poussière sont fabriquées à partir de surplus d’étiquettes négociées auprès d’entreprises de prêt-à-porter délocalisées là-bas, en zone franche.

L’atelier de l’artiste c’est le monde.  En écho au commerce mondialisé ou peut être à la marchandisation du monde, les artistes font circuler leurs propres « productions », porteuses d’un regard décalé, symboles d’autres possibles. Catie de Balmann recycle la matière « étiquettes de marques » pour créer des vêtements habités par des modèles qui les porteront.

Comme une seconde peau qui n’est plus l’« enseigne » d’une marque, mais plutôt d’une identité à la fois personnelle et plurielle, tissage de métissages culturels.

La visibilité d’un tel processus de création prend corps sur des corps qui deviennent des paysages, images, peintures…

Les corps enveloppés dans ce « tissu social » élaboré comme principe participatif inventent une manière d’être dans un espace de relations où l’art et la vie se mêlent. Pour Catie de Balmann l’art et la culture engendrent des rapports au monde bénéfiques, un échange de valeurs dont la personne est le cœur. Ainsi les porteuses de robes seront en mouvement dans un espace créatif où le fil rouge des broderies pourrait bien être le signe de nouveaux liens entre les êtres Humains.

 

 

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Robes disponibles à l'emprunt le temps de l'exposition

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