La rade---------------------------------------------------------------------------------Catie de Balmann

La rade, 2008, au Centre culturel Albert Camus, Antananarivo, Madagascar.

 

 

 

 

 

 

La rade, 2008.

Installation-performances. Elle se compose :

-de 70 balles de 45 kg de fripes installées en un long rectangle avec des logements (de tailles corporelles) pour se caler - se cacher,

-d'intervenants permanents : une femme, (Landy Ranaivoarison, défait les balles de fripes pour les « dégriffer ») et les visiteurs ;

-d'intervenants ponctuels : des danseurs (Cie Anjorombola), des comédiens, des chanteurs - des musiciens (Mamy Rajoelisolo).
J’ai pensé aux images que crée l’activité d’un port, aux ballots (clichés de tout temps).  Je venais de relire Rade terminus de Nicolas Fargues, il me restait en tête Le volume de l’inutile de Frédéric Ollereau, l'ami 8 ultra chargée de mon enfance qui passait la frontière et cette chambre encombrée de sacs et de cartons du sol au plafond, celle d'un proche, qui depuis des années semblait être prêt pour son déménagement imminent. Je pensais au poids des choses - du corps, aux habits - fripes destinés à une nouvelle vie, à l’abandon, aux dons, aux exilés, au voyage à l’autre bout du monde… Sauver sa peau. j’y trouvais quelques boutons, des plis, des poches, des ourlets et des ouvertures sans glissière. J'avais envie d'être un clown. Sur une invitation du centre Culturel Albert Camus d’Antananarivo (Bérénice Gulmann). Prêt des balles de fripes : Société Miezaka.


 

Vidéo ci-dessous :

©Catie de Balmann

 

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